EXCURSIONS DEPUIS L'OLIVETTE

Les excursions dans les Pyrénées Orientales et les environs sont vraiment nombreuses.

Voici quelques exemples des plus connues et les plus appréciées depuis Eus et la villa L'Olivette.

Prieuré de Serrabonne

Castelnou

Abbaye Saint-Michel de Cuxa

 
Abbaye Saint-Michel de Cuxa

L’abbaye de Saint-Michel de Cuxa est un monastère bénédictin situé au pied du Canigou, à 450 m d'altitude, sur la commune de Codalet, à 8 km d'Eus

L’abbaye, lieu de vie d’une communauté monastique depuis plus de mille ans, est un monument de l’histoire de la Catalogne, une merveille d’architecture et de sculpture romane et un monument vivant du XXème siècle, par sa renaissance.


Vers 840 une communauté de moines bénédictins s’était installée à Eixelada, près de l’actuelle Olette. Mais, en 878, une inondation détruit totalement ce monastère. Les survivants se regroupèrent à Cuxa et y restèrent.
En 956, commence la construction de la plus grande église pré-romane conservée en France. 

Au XIème siècle, furent construits de nombreux bâtiments du premier art roman dont ne subsistent aujourd’hui qu’un clocher et la crypte, avec la rotonde de la Crêche (Pessebre).

Au XIIème siècle, fut construit un cloître en marbre, remarquable pour son bestiaire fantastique, ses motifs végétaux finement ciselés. A la même époque fut construite une tribune-jubé, comparable à celle de Serrabona, détruite mais dont on conserve des fragments. Cloître et tribune sont des chefs d’œuvre de la sculpture romane en Occident.

En 1791, suite à la suppression des ordres religieux, les derniers moines partirent et l’abbaye vendue. La toiture de l’église s’effondra, le clocher nord s’écroula en 1838. Les marbres furent démontés et vendus peu à peu. Beaucoup furent exportés aux Etats-Unis : aujourd’hui un « cloître » de Cuxa est remonté aux Cloisters de New York.

En 1919, Cuxa redevint une abbaye. Sa restauration tout au long du XXème siècle fut une véritable renaissance : l’église retrouva un toit, le cloître fut reconstitué sur plus de la moitié grâce aux chapiteaux retrouvés, les cryptes furent dégagées. Dans les années 50, le célèbre violoncelliste catalan Pablo Casals, exilé à Prades, y avait donné des concerts et fondé le festival qui porte son nom. Depuis 1969, l’Association culturelle de Cuxa y fait vivre les études sur l’art roman. Une communauté de moines bénédictins de Montserrat poursuit dans ces lieux une vie monastique commencée il y a 11 siècles.

 

Molitg-les-Bains

À 10 km d'Eus, Molitg-les-bains est une station thermale qui s’inscrit parfaitement dans le site des gorges de la Castellane. C’est aussi un petit village de moyenne montagne, à 600m d’altitude, situé sur un plateau ensoleillé qui regarde le massif du Canigou.

A découvrir son climat bienfaisant, le calme de sa situation loin des routes encombrées, ses fêtes traditionnelles, ses animations variées, la richesse patrimoniale de ses alentours.

 

Prieuré de Marcevol

Prieuré de Marcevol

Le prieuré de Marcevol est un monument historique d'art roman datant du XIIe siècle, dédié à Sainte Marie. Il se situe à Arboussols village perché à 11 km d'Eus.

Le site offre un cadre splendide avec vue panoramique sur les Pyrénées, le massif du Canigou, la vallée de la Têt  et la mer au loin.

Histoire

En 1129, l'église Sainte Marie de Marcevol est donnée à l'ordre canonial régulier du Saint-Sépulcre par l'évêque d'Elne. Il est alors reconstruit, comme l'atteste un testament datant de 1142.

Le séisme de 1428, qui fit de nombreux dégâts en Catalogne, endommagea une grande partie des bâtiments monastiques, dont la reconstruction fut entreprise dans les années qui suivirent.

Au XVe siècle, alors qu'il était en pleine période de décadence comme nombre de fondations religieuses à travers la France, l'Ordre des chanoines réguliers du Saint-Sépulcre est dissout par le pape en 1489 et le prieuré est transféré à la communauté des prêtres de Vinça qui l'administre jusqu'à la Révolution française.

Vendu comme bien national à la Révolution, il est converti en exploitation agricole. L'édifice est classé comme monuments historiques en 1840. Il est restauré à partir des années 1970.

Architecture

Du décor intérieur il ne reste qu'un bénitier roman monolithe, un fragment sculpté d'un autre, et la fresque représentant le Christ en Majesté dans l'absidiole sud. La petite chapelle (romane) du hameau, Sainte Marie des Grades, conserve des éléments du retable du maître autel d'époque gothique du prieuré, remontés dans son abside.

La façade occidentale est remarquable par sa sobriété, brisée par le portail principal (linteau fissuré par le tremblement de terre de 1428) et la fenêtre centrale en marbre rose. Elle est dominée par un clocher mur asymétrique comprenant 4 baies. La partie supérieure gauche de la façade est partiellement effondrée. On peut également observer des pentures romanes sur le portail.

 

Cité médiévale de Villefranche

Villefranche-de-Conflent est un village fortifié situé au carrefour stratégique des vallées de la Têt, du Cady et de la Rotja, à 11 km d’Eus,

au croisement de la route d'Andorre et

de Vernet-les-Bains.

 

Les bourgs défensifs témoignent des fluctuations de frontières successives entre les royaumes de France, d'Aragon, de Majorque et la Catalogne, ils sont très caractéristiques des Pyrénées-Orientales.

La cité médiévale de Villefranche fut fortifiée au XVIIe siècle par Vauban. Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, ingénieur, architecte militaire, urbaniste, ingénieur hydraulicien est nommé maréchal de France par Louis XIV. Vauban préfigure, par nombre de ses écrits, les philosophes du siècle des Lumières.

Histoire

Le 9 avril 1092, Guillem Ramon, comte de Cerdagne fait édifier une ville neuve, au confluent des vallées de la Têt et du Cady, pour barrer la route de la Cerdagne.

Les fortifications de la « petite vilotte » médiévale, ancienne capitale du Conflent, connaîtront de nombreuses modifications au fil des siècles. L'une des plus importantes sera celle de Vauban. A partir de 1679, il rehausse et renforce les remparts, construit caserne, hôpital, bastions, poudrières, il aménage la Cova Bastera

et fait édifier le Fort Libéria.

FORT LIBÉRIA

Sentinelle perchée dominant la cité, Fort Libéria est une visite intéressante avec chemins de ronde et prison souterraine.

Accès en navette à partir de la cité ou

par le chemin aménagé dans la montagne à partir de l'escalier des "Mille Marches" (734 marches) ou encore par un sentier depuis l'ancienne gare SNCF.

Villefranche de Conflent
 

Vernet-les-Bains

Située à 16 km d'Eus, au pied du Canigou et au cœur du Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes, Vernet-les-Bains est à la fois une ville thermale et station verte de vacances. C'est aussi le point de départ de nombreuses randonnées. 

Douceur du climat et beauté du paysage, 

Vernet-les-Bains est un lieu de détente et de traditions. 

Vernet-les-Bains est une petite ville connue comme station thermale spécialisée dans le traitement des affections rhumatismales et broncho-pulmonaires. Les Thermes de Vernet-les-Bains proposent, en plus des cures thermales, un espace bien-être de détente.

On découvre aussi le vieux village aux pittoresques ruelles pavées, que dominent la tour du château et l'église Saint-Saturnin

Pour découvrir l'héritage Belle Époque de la station, on peut suivre le Chemin Kipling, un circuit ponctué de panneaux d'informations partant de l'office de tourisme. L'occasion aussi d'admirer le remarquable patrimoine végétal avec plus de 2000 arbres de 320 espèces différentes identifiées.

De nombreux sentiers de randonnées jalonnent les alentours offrant des vues superbes sur Vernet-les-Bains et sur la montagne. Autour de la station, existent aussi divers sentiers de VTT.

 

Saint-Martin du Canigou

Nichée à 1100 mètres d'altitude comme un nid, au cœur du massif du Canigou, l'abbaye Saint-Martin-du-Canigou surplombe la vallée du Cady.

Pour accéder à ce joyau, il faut d'abord rejoindre Vernet-les-Bains puis poursuivre jusqu'à Casteil situé à 19 km d'Eus. A Casteil on laisse la voiture pour commencer une grimpette à pied de 30 à 45 minutes pour arriver au site magnifique de l'abbaye.

 

Histoire

Les premières mentions de la constructions de l'abbaye datent de 997, date à laquelle le chantier a probablement commencé à l'instigation du comte de Cerdagne Guifred II

L'église est consacrée en 1009. Elle est dédiée à Marie et aux saints Martin et Michel. Quelques années plus tard, l'église s'enrichit des reliques de saint Gaudérique et est agrandie.

L'abbaye commence à décliner dès le XIIe siècle.

Le terrible tremblement de terre de 1428 ébranle sérieusement le monastère, de nombreux bâtiments sont détruits, le clocher est écrêté, mais l'église résiste tant bien que mal. Les travaux de reconstruction sont très longs en raison de l'insuffisance de moyens.

En 1506, l'abbaye est placée sous commende (un laïc tient l'abbaye "in commendam", c'est-à-dire en percevant personnellement les revenus) et finit par être sécularisée (faire passer un bien d'église au domaine public) en 1782 par Louis XVI.

Lors de la Terreur (1793-1794), l'abbaye est fermée après expulsion des derniers religieux, et tous ses biens sont éparpillés. Les bâtiments se transforment alors en carrière de pierres pour les habitants des environs, les chapiteaux du cloître sont pillés, ainsi que les sculptures et le mobilier.

En 1889 l'abbaye est classée monument historique et à partir de 1902, l'évêque de Perpignan entreprend la reconstruction du monastère, dont il ne restait plus grand-chose, si ce n'est le clocher, l'église (dont une partie de la voûte s'était effondrée), et trois galeries du cloître inférieur. De 1952 à 1983, s'achève la restauration de l’abbaye et la vie spirituelle est rétablie.

Depuis 1988, l'abbaye est habitée par des religieux de la communauté des Béatitudes.

Architecture

Le clocher lombard, les chapiteaux de marbre, l'abbatiale et la crypte voûtées sont un joyau d'art roman, patrimoine précieux de la région du Conflent.

 

Les orgues d'Ille-sur-Têt

 Voici une petite excursion facile et originale situé à Ille sur-Têt, à 19 km d'Eus.

Niché dans une nature verdoyante, on découvre sur le site des Orgues des cheminées de fée hautes d’une dizaine de mètres !

Ces curiosités géologiques nous transportent sur une autre planète mais il s’agit en réalité de formations en sable et argile que l’érosion a façonné au fil du temps.

Des petits sentiers ont été aménagés en labyrinthe, une bonne façon d’apprécier toute la beauté de ce lieu si particulier… Même si les colonnes semblent majestueuses, elles sont très fragiles et soumises aux caprices des intempéries : il n’est donc pas possible de les escalader mais toujours possible de les immortaliser par de belles photos.

 

Prieuré de Serrabone

Le prieuré Sainte-Marie de Serrabona, en catalan la « serra bona », a été fondé au début du XIᵉ siècle. Il est situé sur la commune de Boule-d'Amont à 24 km d'Eus, dans le massif des Aspres sur les contreforts orientaux du massif du Canigou. On peut y admirer le cloître et sa galerie peuplée d’un fabuleux bestiaire, ainsi que la tribune en marbre rose haute de plus de 3 mètres, dégagée au début du XXème siècle.

Un chef d’œuvre de l’art roman

La plus ancienne mention du lieu remonte à 1069, date à laquelle une église paroissiale dédiée à la Vierge est mentionnée. L'église a été construite en deux temps. La nef étroite bâtie en moellons allongés irréguliers voûtée en berceau correspond à la première construction. L'église est ensuite agrandie en lui ajoutant des collatéraux, un transept et un chevet semi-circulaire. La nouvelle collégiale est consacrée le 25 octobre 1151. 

Au sortir du Moyen Âge, avec le lent déclin des villages aux alentours, l’église d’abord fortifiée est finalement abandonnée et sert d’étable.

Au cours du 16ème siècle le pape sécularise (fait passer le bien d'Eglise au domaine public) le prieuré.

À la mort du dernier prieur de Serrabone en 1612, le prieuré est rattaché au nouveau diocèse de Solsona en Catalogne, la collégiale devient église paroissiale et tombe lentement dans l'abandon et l'oubli.

En 1819, toute la partie occidentale de l'église s'effondre, minée par les intempéries. On n'hésite pas non plus à démonter, dans le cloître, la rangée intérieure de colonnes et chapiteaux pour constituer un retable dans l'abside. La commune de Serrabone, trop pauvre et dépeuplée, est supprimée en 1822.

Une première campagne de restauration de l'église est entreprise en 1836. Le prieuré de Serrabone est classé au titre des monuments historiques en 1840.
Restauré depuis les années 1960, ce haut lieu de l’art roman domine aujourd’hui un vaste espace naturel protégé.

Les travaux de restauration débute en 1917 et se poursuivent tout au long du 20ème siècle. Le prieuré est restauré dans les années 1960. En 1968, le prieuré est donné au département des Pyrénées-Orientales qui mène une action importante de valorisation.